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Italie - Un film sur l’environnement : un film pour l’environnement ?

11/06/2010

 

Le Festival du film d´environnement de Turin, Cinemambiente, a pris fin le 6 juin dernier. Douze documentaires étaient en compétition, tous d’excellente qualité. Mais aucun de ces films évoqués n’a communiqué d’informations relatives à l’impact environnemental ou social du tournage.

 

Par Alice Audouin*

 

Le Festival International du film d’environnement Cinemambiente de Turin dirigé par Geatano Capizzi prouve une fois de plus pour sa treizième année d’existence la qualité exceptionnelle de sa programmation sur le thème de l’environnement.

 

Les douze films de la sélection pour le prix international démontrent une maturité inédite, un investissement du réel sans idéologie et un équilibre abouti entre l’expertise, l’identification de solutions et l’ancrage émotionnel.

 

Le festival a pris fin le 6 juin avec la remise du Prix international du meilleur documentaire à Life for Sale, de Yorgos Avgeropoulos, sur le thème de l’eau au Chili, ainsi qu’une mention d’honneur pour Snake Man (L’Homme aux Serpents) d’Eric Flandin, consacré au héros environnementaliste Colombien Franz Kaston Flores.

 

Contrairement au documentaire sorti l’année dernière Age of Stupid, qui a rendu transparent son bilan environnemental, les films de la sélection internationale de Turin n’ont pas mené cette démarche. Aucun des douze films évoqués n’a communiqué d’informations relatives à l’impact environnemental ou social du tournage. Certains films, comme Plastic Planet, démontrent pourtant une utilisation très abondante de l’avion.

 

Par ailleurs, la question de la destination des sommes reçues par les documentaires lors d´obtention de prix (à Turin, 5000 euros) n’est pas non plus abordée. Ces recettes vont-elles, et si oui dans quelle proportion, à la cause du film ?

 

Quand on sait que les recettes de l´extraordinaire documentaire The Cove sur les dauphins reviennent à Ocean Conservancy qui n’a pas de campagne spécifique sur la protection des dauphins, et que Franz Kaston Flores, sur qui a été entièrement bâti le documentaire L´homme aux serpents (Snake Man), témoigne n’avoir jamais reçu, ni lui, ni sa fondation, un seul euro des 5000 euros du prix du meilleur documentaire reçu au Festival du Film d´environnement de Paris, il faudrait aussi aborder ces questions dans le cadre des festivals.

 

 * Alice Audouin, responsable développement durable à Havas Média, a été membre du jury international de ce festival. Lire sa critique dans son intégralité sur son blog.

 

 


 

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